top floor festival 2026                6ème edition                26 juin au 1er juillet                              vue d’ensemble       inscriptions       programme 2026        archives       équipe        contact       nous soutenir                                 FR / EN / NL                                accueil


soirée de spectacles
27.06



19h - ouverture des portes
19h30 -  Glitch Choir
20h-21h - pause + dîner
21h - Restes (Offrande au million)
23h - fin

Pay-what-you-can 6-15€





deva
schubert&

chihiro araki




Deva Schubert est une chorégraphe et danseuse basée à Berlin dont le travail s’articule autour de l’exploration de la voix. Alliant danse, installation et médias numériques, ses œuvres ont été présentées à l’échelle internationale, notamment à la Haus der Kunst de Munich, à la Kunsthalle de Zurich et aux Sophiensäle de Berlin. Son œuvre primée Glitch Choir (Prix ImPulsTanz des jeunes chorégraphes 2024) continue de faire l’objet de tournées sous divers formats et variations. En 2025, elle a présenté sa première exposition solo, Silent Spills, au Kunstraum Niederösterreich à Vienne. 

Chihiro Araki (elle) est une artiste de performance basée à Berlin. Après une formation à la Tokyo Ballet School et l’obtention d’une licence à la Rambert School de Londres, elle a dansé avec Carte Blanche et la Johannes Wieland Company, ainsi que pour Alban Richard, Jenny Beyer, Helena Waldmann, Meg Stuart, Lina Gómez, Sergiu Matis, Jule Flierl, Ixchel Mendoza Hernández, Deva Schubert, Chiara Bartl-Salvi, Hanako Hayakawa et l’artiste musicale Pan Daijing.






glitch choir



Un « glitch » désigne une perturbation dans la transmission d’informations numériques, telle qu’une image déformée ou une vidéo saccadée. Il crée une rupture dans la perception de la réalité. Le deuil peut-il également être compris comme un glitch dans ce sens ? La performance Glitch Choir transpose ce moment de perturbation numérique dans l’espace analogique à travers la voix et le corps afin de recomposer une complainte. Historiquement, les pratiques de deuil public ont longtemps été assurées par des «Klageweiber ». Ces femmes étaient chargées d’exprimer émotionnellement le chagrin des autres pour le défunt. En même temps, l’acte de lamentation est devenu un moyen de faire entendre leurs voix, qui n’avaient autrement que peu de présence dans la sphère publique. La performance s’inspire de cette tradition de lamentation publique. De bouche à bouche, la performance déploie un espace intime de résonances multiples. Le chagrin, au sein de cette communauté éphémère, peut-il devenir un glitch collectif ? Quel genre de chœur émerge de la dissonance des fréquences ?

alphonse eklou uwantege



Sagittaire, queer, né à Minsk d’une mère rwandaise et d’un père togolais. Alphonse (iel/ellui) est mannequin, performeur.euse et metteur.euse en scène basé.e à Bruxelles.

Sa pratique utilise le corps comme un outil, l’écriture comme une arme de résurrection et la performance comme une urgence politique. Sa méthode repose sur la volonté de subvertir les normes de la représentation et la relation entre spectateurs et performeurs en perturbant les espaces scéniques.

Dans la première partie de son triptyque, reste(s), Alphonse développe sa recherche artistique autour des traumatismes transgénérationnels, de la mémoire invisible et des transmissions coloniales dans un solo dédié à son oncle, Alphonse Kanimba, tué lors du génocide des Tutsis en avril 1994.

Alphonse poursuit actuellement cette exploration dans la deuxième partie du triptyque, en s’interrogeant sur les héritages migratoires et les silences imposés aux identités diasporiques. À travers des mouvements traditionnels et contemporains, les langues de sa famille et des documents témoins d’effacements et de résistances, il interroge les fractures et les réinventions liées au déplacement.



ce spectacle  est une version  courte de l’original.
*cette représentation est accessible uniquement sur réservation.

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restes (offrande au million)



reste(s)
est un rituel d’hommage à mon oncle Alphonse Kanimba,
décédé pendant le génocide des Tutsis,
un jour d’avril 1994,
reste(s)
évoque les transmissions, cet héritage mortuaire
que nous n’avons pas choisi,
mais qui s’imprime sur les vivants.
reste(s)
d’un nom,
d’une histoire,
d’un génocide,
d’un traumatisme,
d’une âme errante 
qui ne trouve pas l’issue. 
Dans ce solo, il est question d’origines
et de ces liens familiaux qui nous soutiennent mais deviennent parfois insupportables. 
reste(s) propose une réflexion
dansée, parlée, murmurée
sur le dialogue avec ces fantômes
qui nous hantent,
sur ce que nous choisissons de revendiquer
ou de laisser derrière nous,
sur les histoires qui nous sont transmises
malgré nous.
Mais ce « nous », où se trouve-t-il vraiment ?